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Joli mois de mai

Le 11 mai 2015, 20:55 dans féminité 0

 

Le printemps est de retour avec la joie et la bonne humeur qu’occasionnent les premiers rayons du soleil et le redoux de l’air. En ouvrant ma fenêtre, une odeur de gaité et de légèreté m’envahit. J'hume et respire l’air frais matinal.
Je décide d’accorder ma tenue vestimentaire à ce joli mois de mai et je choisis d’inaugurer ma petite jupe parme, légère, en flanelle avec des collants couleurs chair à l’effet bronzée. J’opte pour des escarpins noirs assorties à un pull fluide, aux manches chauves-souris.
Je dois partir travailler, je ne commence qu’à 13 heures, j’en profiterai pour flâner en ville avant de prendre le bus.
Il est 11heures et je déambule depuis une bonne heure dans les rues mouvementées du quartier. Je traverse la rue piétonne, en évitant de justesse une crotte toute fraiche de toutou à sa mémère. Au passage clouté, un conducteur fait du zèle et s’arrête au feu à peine orange, je traverse et je longe une place bordée de platanes aux feuilles verts tendres. Il y a beaucoup de monde à l’extérieur, rieur et de bonne humeur ; tout comme moi. Le chauffeur d’un bus me dépasse, la vitre ouverte en sifflotant gaiement, en accord avec les gazouillis animés des piaffes environnants.
J’approche de mon arrêt de bus. Tout en m’informant des horaires de bus affichés sur un vieux papier corné, un badaud me demande l’heure, le regard pétillant et le sourire aux lèvres. Le soleil met décidément, aujourd’hui, les citadins dans une ivresse exaltante communicative.
Il y a 15 minutes d’attente. Je m’installe sur le banc, mon sac à mains sur les genoux, patiente.
Après plus de dix arrêts, mon trajet touche à sa fin. Il me reste bien quatre cents mètres à faire à pieds pour arriver sur mon lieu de travail où je croise des têtes connues. A grandes enjambées, je suis la dernière ligne droite avant d’arriver dans les services. J’entre à peine dans l’office décrépie et vide et voilà déjà mon chef de service qui se pointe du haut de ses 1.60 mètres, avec talonnettes, s’il vous plaît ; en me lançant son éternel « bonjour » arraché de sa langue.
Heureusement, je suis à l’heure, voire même, j’ai un peu d’avance. Il engage un dialogue inhabituel en restant planté sous le chambranle de la porte à une bonne distance, face à moi. Je suis dos à la fenêtre accoudée sur le rebord, et le soleil tape sur mon haut noir à col bateau. Il a l’air de bonne humeur et prendrait presque des airs sympathiques. Il me dit que les beaux jours arrivent enfin et que la vue de la fenêtre est magnifique. Je me retourne, pour vérifier. C’est vrai, la luminosité d’aujourd’hui apporte un attrait certain à cette vue commune. Je ne soupçonnais pas cet individu fade et grincheux, sensible à de telles insignifiantes beautés. C’est plutôt surprenant, ce face à face distant ; lui qui d’habitude soupçonne à peine ma présence vue l’inexistante importance de mon poste de travail. Il finit par quitter les lieux, joyeux! ?? C’est sans doute l’effet du beau temps !
Je rentre dans le bureau. Des collègues de travail du matin sont en pleine réunion. Je m’excuse pour le dérangement; j’ai juste besoin de récupérer quelques papiers. Pour éviter d’interrompre leur débat terriblement passionnant, je leur tourne le dos pour prendre en main quelques paperasses avant de vouloir empoignée la porte et m’éclipser le plus silencieusement et discrètement possible. J’essaye de me faire invisible quand j’entends soudain de la part de ma collègue un « Ah lalaaaaaa, la miss… ta JUUUUPE ! »
Réaction normale, elle est toujours très expansive et enjouée. Je savais bien que ma jupe aurait du succès ! Je me retourne. Je remarque son air stupéfait. Je ne comprends pas. »A oui, ma jupe, elle est sympa, c’est la première fois que je la mets. »
Non pas ça. Ta jupe, regarde !
Je regarde, ben quoi ! Et là, je découvre, confuse, une doublure de jupe plissée jusqu’aux hanches ; les jambes recouvertes d’un joli voile parme transparent retombant sagement au-dessus de genoux habillés de leurs collants, ainsi qu’une timide apparition d’une culotte propriétaire de dentelles exquises. Rouge pivoine, interdite, je lâche et laisse tomber à terre les documents et j’essaye maladroitement de remettre de l’ordre à cette présentation désordonnée, scandaleuse. Gauche et gênée, je me retire du bureau en marche arrière, j’ouvre tant bien que mal la porte, pliée en deux espérant cacher cette tenue incorrecte. Je relève la tête et lance un regard désespéré sur l’assemblée majoritairement masculine aux regards amusés et gourmands. Je referme, affolée, la porte subrepticement. Ni une ni deux, je me rafistole avec frénésie au beau milieu d’un couloir morne, sans âme qui vive.
Je me remémore ma balade en ville, le badaud, le bus, le boss. Je reste interloquée par mon inattention et mon insouciance et j'imagine sans aucun doute, l’amusement solitaire et silencieux de certains, à la vue de ma dégaine affriolante et à l’esprit totalement innocent.

La morale de l’histoire : pas de collants avec ce type de jupe.

Effet électricité statique garantie. Ça glisse, ça plisse et remonte haut, très haut !

L.B.

 

1 er Mai

Le 30 avril 2015, 22:59 dans féminité 0

Bonne journée à tous et toutes!

Une pensée pour tous ceux et toutes celles qui travaillent aujourd'hui!

70 ème anniversaire du droit de vote de la femme en France

Le 28 avril 2015, 20:03 dans féminité 0

C'était le 29 avril 1945.

Pour la première fois, les femmes votaient. Elles étaient 12 millions à passer devant l'urne ce jour là, lors des municipales.

Précédemment, le 21 avril 1944, le droit de vote des femmes avait été accordé en France. Ce droit fut confirmé par l'ordonnance du 5 octobre 1944. Il a fallu attendre la Libération pour que les femmes puissent user de leur nouveau droit.

Bon anniversaire !

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